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Mention à l'Assemblée Nationale 5 mai 2010 Allocution de Monsieur le Ministre Bolduc:
Partout dans le monde, on célèbre aujourd'hui la Journée internationale des sages-femmes qui en est à sa 20e édition. Je veux d'abord souligner leur apport inestimable à la santé et au bien-être d'un nombre croissant de nouveau-nés. Le Québec est considéré comme le paradis des familles et, par la présence humaine et attentive qu'elles assurent, les sages-femmes ont sans conteste une part dans ce succès. Je les remercie chaleureusement pour leur expertise unique qu'elles mettent au service de la santé et du bien-être des familles et des communautés.
Au Québec, les services de sages-femmes sont déjà disponibles dans 10 régions, et nous poursuivons les démarches afin d'en assurer le déploiement d'ici quelques années dans le Québec entier. Sachez que vous pouvez continuer à compter sur mon appui et celui de mon ministère à ce niveau. Merci, Mme la Présidente.
Ensuite, en fin de séance:
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Pardon. Excusez-moi. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, désolée. À vous la parole.
Mme Poirier: Alors, merci, Mme la Présidente. Je vais faire ça vite parce que j'ai juste une minute puis je veux laisser du temps à mon collègue.
Je veux souligner la présence de l'équipe des sages-femmes qui est ici, aujourd'hui, et les remercier d'être ici présentes.
Aujourd'hui, le 5 mai, nous célébrons la Journée internationale des sages-femmes. Le Québec connaît un baby-boom, depuis quelques années, et les femmes réclament que soit garanti aux Québécoises l'accès aux différents lieux de naissance, des maisons de naissance, à domicile ou à l'hôpital, avec la ou le professionnel de leur choix: une sage-femme ou un médecin.
La Coalition pour la pratique sage-femme, composée de 14 groupes, réclame l'action suivante: d'accélérer le processus trop long actuellement du développement des maisons de naissance. Il faut démontrer une réelle volonté. Il faut rapprocher les services des femmes. Lorsque l'on vit en région et que l'on souhaite accoucher avec une sage-femme, la solution ne doit pas être à Montréal.
Il y a des projet partout au Québec - j'essaie de faire ça vite. En 1999, le Québec adoptait, sous le Parti québécois, la loi reconnaissant les sages-femmes. À Montréal, le projet du CSSS Jeanne-Mance me tient à coeur, M. le... M. le ministre... La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Merci.
Mme Poirier: Je veux dire merci... Brabant d'avoir parti le mouvement.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Merci, Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve. Merci beaucoup. Alors, je suis prête... je suis prête à reconnaître le prochain ou la prochaine intervenante, Mme la députée de Lotbinière.
Mme Roy: Ah! bien...
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): D'accord. Alors donc, on va aller avec M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault: O.K.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Un instant, Mme la députée de Lotbinière. Étant donné que personne ne s'est levé, alors, M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault: Merci, Mme la Présidente. Alors, si j'interviens aujourd'hui, c'est parce que ma région, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, est orpheline de maison des naissances et je le déplore fortement. À l'heure actuelle, la seule option pour les femmes de ma région est de donner naissance à l'hôpital. Le Comité Maison des naissances 02 travaille sans relâche, depuis quatre ans, pour que soient rendus disponibles les services de sages-femmes et pour implanter une maison des naissances au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
En mars 2009, près de 200 personnes ont participé à la marche La clé de ma maternité: ma liberté de choisir , qui revendiquait l'ouverture d'une maison des naissances au Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'avais d'ailleurs remis une clé symbolique au ministre de la Santé.
En réponse à ce projet, l'hôpital de Chicoutimi a récemment offert aux sages-femmes de s'intégrer entre les murs de l'institution, ce qui ne répond pas aux besoins et aux demandes du comité. Limiter la pratique des sages-femmes en milieu hospitalier ne constitue pas une solution satisfaisante.
En cette Journée internationale des sages-femmes, je souhaite que toutes les parties prenantes à ce projet fassent preuve de bonne volonté et de l'ouverture nécessaire, et je demande au ministre également d'intervenir en ce sens, et je veux les assurer de mon entier appui pour avoir une maison des naissances chez nous.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Je vous remercie, M. le député de Jonquière, c'était une minute. Mme la députée de Lotbinière, pour deux minutes.
Mme Roy: Merci, Mme la Présidente. C'est une longue lutte que les femmes ont menée pour avoir leurs maisons de sages-femmes, depuis février...
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): ...je vous remercie, M. le député de Jonquière, c'était une minute. Mme la députée de Lotbinière, pour deux minutes.
Mme Roy: Merci, Mme la Présidente. C'est une longue lutte que les femmes ont menée pour avoir leurs maisons de sages-femmes, depuis février 1988, des longues luttes de chaude haleine, comme les femmes savent les mener. À cette époque, il y avait l'Afrique du Sud et le Canada qui étaient les deux seuls pays à ne pas reconnaître le travail des sages-femmes. C'est sous le gouvernement du Parti québécois que la loi a légalisé la pratique des sages-femmes, et c'est à Trois-Rivières qu'on a fait un baccalauréat pour reconnaître cette pratique. Maintenant, on n'a pas terminé le travail parce que les maisons ne sont pas établies puis qu'il y a encore beaucoup de discussions avec le corps médical. Je voulais vous lire un témoignage de Véronique, qui est une sage-femme, puis qui disait: «Sur le chemin de la grossesse, la sage-femme est là comme une carte, une boussole qui étaye le parcours. Elle écoute, rassure, encourage, balise la route de la grossesse. Loin d'être l'acteur principal, son rôle de figurant n'en est pas moins primordial dans l'humanité qu'elle doit protéger tout en veillant à la sécurité de ce moment unique.»
Je dois saluer leur travail, les encourager à continuer et les remercier pour les femmes, les hommes et les familles qu'elles ont aidés. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Alors, merci beaucoup, Mme la députée de Lotbinière. Je cède maintenant la parole à M. le député de Mercier.
M. Khadir: Mme la Présidente, je vais essayer de faire vite pour, avec le consentement de l'Assemblée, accorder la moitié de mon temps à ma collègue d'Hochelaga-Maisonneuve.
Notre parti reconnaît depuis, en fait, ses débuts dans la plateforme de 2007-2008, quand on est allés en campagne électorale, le rôle des maisons de naissance comme établissements de première ligne; en fait, ils devraient être offerts distinctement du réseau hospitalier avec des ressources, avec des sages-femmes qui puissent, disons, siéger là où les décisions se prennent pour offrir ces services à l'ensemble des femmes du Québec. Ça devrait être un droit reconnu. Malheureusement, il y a des résistances importantes. Le ministre provient du même milieu médical d'où je viens. Je me rappelle de la résistance incroyable, malheureusement, au début des années quatre-vingt-dix, par l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec. J'étais, en fait, du même hôpital que le président de cette association. Malheureusement, une partie de cette résistance persiste à cause d'une certaine idéologie dans le milieu hospitalier. S'il y a une idéologie qui est à l'oeuvre, ce n'est pas de reconnaître l'importance d'offrir ces services de sages-femmes et de maisons de naissance, mais plutôt la résistance qui leur est offerte. Alors, je pense que le ministre a un rôle à jouer actuellement pour s'assurer que, dans l'ensemble du réseau, cette résistance est combattue. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Alors, il reste quelques secondes. J'ai besoin du consentement de transférer quelques secondes à Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve du temps résiduel.
Une voix: ...
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Ça va. Alors, quelques secondes. Allez-y, Mme la députée.
Mme Poirier: Alors, merci, Mme la Présidente. Merci au député de Mercier. Le Québec a besoin de maisons de naissance. Deux ans après le dépôt de la Politique québécoise de périnatalité, les Québécoises attendent toujours les nouvelles maisons de naissance promises. Je veux reconnaître aujourd'hui le courage de ces femmes qui, au service des femmes, donnent la vie et assurent aux femmes du Québec un accouchement et un suivi de grossesse dans des conditions qui répondent aux besoins des Québécoises.
Dix ans après la création de l'Ordre des sages-femmes, plus de 30 ans après la naissance de Noémie par la sage-femme Isabelle Brabant, remercions ces femmes au service des femmes.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Merci, Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve. Je reconnais maintenant M. le ministre de la Santé et des Services sociaux pour deux minutes.
M. Bolduc: Merci, Mme la Présidente. Je salue les représentantes des sages-femmes. J'ai eu la chance de présenter à cette Assemblée, ce matin, une déclaration de député à l'occasion de la 20e Journée internationale des sages-femmes. Je rends donc à nouveau hommage à ces professionnelles pour leur engagement de tous les instants à l'égard des enfants, des familles et des communautés, un engagement qui s'appuie sur une expertise reconnue.
Je rappelle que nous avons lancé, il y a deux ans, notre politique de périnatalité 2008-2018 sous le titre Un projet porteur de vie . On y précise qu'il faut assurer aux femmes qui le désirent l'accès aux services d'une sage-femme selon le choix de chacune. Grâce au développement des dernières années, les sages-femmes fournissent déjà leurs services dans 10 régions du Québec et notre volonté est d'étendre cette pratique à l'ensemble du territoire québécois, y compris le Saguenay-Lac-Saint-Jean, y compris dans le CSS Jeanne-Mance. Nous comptons déjà sur 10 maisons de naissance et sur deux services de sages-femmes non associés à une maison. Notre objectif est d'atteindre, en 2018, le nombre de 23 maisons de naissance. Nous aurons donc besoin de plus de sages-femmes et, à cet égard, nous savons qu'il s'en forme une vingtaine chaque...
M. Bolduc: ...10 maisons de naissance et sur deux services de sage-femme non associés à une maison. Notre objectif est d'atteindre, en 2018, le nombre de 23 maisons de naissance. Nous aurons donc besoin de plus de sages-femmes et, à cet égard, nous savons qu'il s'en forme une vingtaine chaque année à Trois-Rivières. L'effectif actuel, qui est de 107 sages-femmes, continuera donc d'augmenter régulièrement. Cela nous permettra, par le fait même, d'augmenter le nombre d'accouchements dont elles ont la responsabilité.
Nous travaillons également à diversifier les approches. Par exemple, dans le Centre-Sud de Montréal, on a développé une nouvelle approche pour les milieux plus vulnérables qui donne d'excellents résultats. Dans Notre-Dame-de-Grâce, des démarches sont en cours pour que les sages-femmes s'inscrivent dans le travail des groupes de médecine de famille. Le ministre et le ministère continueront de soutenir l'essor de cette pratique avec grand enthousiasme. Encore une fois, merci à ces intervenantes de première ligne pour leur contribution dans la vie des femmes, des enfants et des familles. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Alors, je vous remercie, M. le ministre. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix: Adopté.
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